Charles Huot

Peintre et illustrateur canadien

Charles Huot

Charles Édouard Masson Huot né le 6 avril 1855 à Québec et mort le 27 janvier 1930 à Sillery était un peintre, illustrateur et professeur. Après des études au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il entame des études à l’École normale Laval à Québec et c’est au sein de cet établissement qu'il va se découvrir une passion pour la peinture. Cette passion, qu’il développe en visitant plusieurs expositions, particulièrement à la présentation de la collection Joseph-Légaré à l’Université Laval en 1872 et possiblement grâce à une rencontre entre lui et l’artiste Cornelius Krieghoff.
Après plusieurs sollicitations, il décide de partir à Paris pour entrer dans l’atelier du peintre académique Alexandre Cabanel en 1875.
Il participe à plusieurs expositions et salons de 1876 à 1885 et c’est précisément lors du salon de 1877 ou il présente une huile sur toile intitulée Le bon samaritain (conservé au Musé Tavet-Delacourt, à Pontoise en France) qui lui forgera sa réputation. Cette oeuvre fait un tel écho qu’un an plus tard elle sera achetée par le gouvernement français. Entre-temps, il terminera ses études aux Beaux-Arts en 1879.
À la fin de cette période, Huot épousa la fille d’un pasteur, Louise Schlachter à Bélitz et retourne à Québec un an plus tard. Les oblats de Marie-Immaculée lui confient alors la décoration de l’église Saint-Sauveur et il se retrouve auréolé du prestige des études et de la carrière qu’il fit en Europe. Il expose ses oeuvres alors, un peu partout et principalement rue Notre-Dame à Montréal ce qui l’emmène à remporter la médaille d’argent à la deuxième exposition du Blanc et Noir à Paris.
À cette période, il reçoit plusieurs commandes notamment 13 tableaux pour la décoration d’édifices religieux ainsi que pour l’hôtel du Parlement où l’on peut retrouver ses oeuvres Conseil souverain ou encore débat sur les langues. Quelques jours plus tard il retourne à Paris pour entamer la réalisation de sa première oeuvre d’envergure La fin du Monde qui sera exposée en Allemagne en 1888, durant les trois premiers jours où la toile fut présentée « plus de 3 000 personnes sont allés admirer ce chef d’oeuvre » rapportent les journaux de Rostock et de Schwerin. Ces journaux seront régulièrement repris par les périodiques québécois qui assurent sa réputation au Québec pour son retour définitif au pays le 28 octobre 1889.
Dès l’été 1890, il ouvre sa première école de peinture dans sa résidence rue Grande Allée tout en continuant de produire des oeuvres pour l’église et la paroisse de St-Joseph. Pendant plusieurs années il continuera de travailler comme professeur et peintre jusqu’en 1916, où il décide de s’installer à Hebertville pour rejoindre son grand ami Charles-Elzéar Delamarre.
En 1930, Charles Huot décède à Québec à l’âge de 75 ans et il sera inhumé le 30 janvier à la paroisse Saint-Colomb.



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