Paul-Emile Borduas

Canadien, Automatiste, Société d'art Contemporain

Paul-Émile Borduas est un peintre né à Saint-Hilaire, sur la Rive-Sud de Montréal, en 1905. Les premiers contacts avec l’art du jeune Borduas seront les œuvres de l’église de Saint-Hilaire, exécutées par Ozias Leduc. Le peintre, Leduc aussi natif de Saint-Hilaire aura eu un impact marquant dans la carrière du jeune Paul-Émile Borduas. Ce dernier devient ainsi, dans les années 1920, l’apprenti du reconnu décorateur d’église Ozias Leduc. Le maitre permettait à l’apprenti de travailler sur des commandes de décoration d’église sous sa supervision, comme celle de la chapelle privée du Bishop de Sherbrooke de 1921 à 1923. Tout en travaillant sur cette commande, Leduc inscrit son protégé à des cours de dessin du soir à l’École des arts et métiers de Sherbrooke. De 1923 à 1927, Borduas suit des cours à l’École des Beaux-arts de Montréal, et continue d’assister le maître Leduc pendant la période estivale. La voie de Borduas était tracée, celle de décorateur d’église. Il suivait les mêmes traces qu’avait suivies Leduc.

Il commence toutefois sa carrière comme enseignant au primaire et secondaire. Borduas donne des cours de dessin à l’École Champlain et Montcalm ainsi qu’à l’École du Plateau, endroit qu’avait d’ailleurs fréquenté Clarence Gagnon. Malheureusement, suite à des pressions de Charles Maillard, Borduas perd son poste au profit de Léopold Dufresne. Cependant, le sulpicien Olivier Maurault, curé de l’église Notre-Dame financera le premier voyage en France de Borduas afin qu’il suive les enseignements de Maurice Denis, Ateliers d’art sacré à Paris de 1926 à 1930. Bien qu’il a, grâce à ses contacts, participé à quelques commissions d’églises à son retour au Québec, la crise financière des années 30 ne permit pas à Borduas de continuer dans cette voie, car tout comme le reste de la société les églises arrêtèrent les dépenses fastes.

Borduas devient professeur à l’École du meuble de Montréal à partir de 1937. Ses premières expositions seront au 55e Salon du Printemps et à la Société d’art contemporain en 1938. Dans la même année,  il fonde la Socité d'art contemporain avec John Lyman et Robert Élie, afin de promouvoir l'art abstrait au Canada. Sa première grande apparition marquée sera en 1940, avec trois œuvres à la foire du livre tenue à l'École Technique de Montréal. Borduas s'établira comme peintre grâce à l'exposition au Foyer du Palais Montcalm à Québec en 1941 puis au magasin Henry Morgan de Montréal. Il expose ensuite au Salon des Indépendants qui précéda la rétrospective de Pellan qui était tout juste revenu au Québec. Les critiques d'art québécois de l'époque ont tout de suite comparé les deux peintres modernes Pellan et Borduas.

L'exposition Les œuvres surréalistes de Borduas est présentée au printemps 1942 au Foyer de l'Hermitage à Montréal. Les critiques de Charles Doyon et Jacques de Tonnancour sont positives et le succès commercial est au rendez-vous. La plupart des œuvres à la gouache sont vendues. Une deuxième exposition d'œuvres à l'huile se tiendra ensuite à la Galerie Dominion en 1943. Encore là, Borduas connait le succès et vend la majorité de ses œuvres. S'ensuit une exposition solo au magasin à rayons Morgans en 1946.

Durant la même année de 1946, Françoise Sullivan, étudiante en danse à New York, réunit des œuvres de Borduas , Riopelle , Gauvreau etMousseau dans le studio de danse Francisca Boas, mais n'a pas eu de grande visibilité. La première"vraie'' exposition du groupe des Automatistes aura bel et bien lieu à Montréal en avril 1946, au 1257, rue Amherst. Cette exposition réunie des œuvres de Barbeau, Borduas, Fauteux, Gauvreau, Leduc, Mousseau et Riopelle . La critique d'art de l'époque reconnaît rapidement Borduas comme l'instigateur du mouvement. L'année suivante, en 1947, l'exposition des Automatistes se rend à la Galerie du Luxembourg à Paris. Paul-Émile Borduas rédige le Refus global, manifeste paru en 1948 à la Librairie Henri Tranquille et co-signé par Jean-Paul Riopelle, Marcelle Ferron et Pierre Gauvreau, pour nommer que ceux-ci. Ce manifeste avait pour but de répondre aux incompréhensions que pouvaient susciter les activités du groupe tout en critiquant la société canadienne-française de l'époque.

Ce manifeste aura un large écho sur la société québécoise, ce qui valut à Borduas un renvoi de l'École du meuble, où il était professeur. Il s'installe alors aux États-Unis. Après quelques années passées à New York , il embarque à bord du Liberty pour Paris d'où l'accueille la peintre Marcelle Ferron. Il y passe les quatre dernières années de sa vie. Il meurt en 1960 à Paris à l'âge de 55 ans.

Le gouvernement du Québec octroie, depuis 1977, le prix Paul-Émile Borduas.Ce dernier couronne l'ensemble de la carrière et de l'œuvre d’un artisan ou d’un artiste dans les domaines des  arts visuels et des métiers d'art. 


 

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