Fernand Toupin (1930 - 2009)
Étude pour Ria, 1981
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Galerie
Espace 1130 - Galerie Cosner
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Médium
Acrylique sur toile cartonnée
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Époque
Art canadien d'après-guerre
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Dimensions
15,2 x 20,3 cm | 6'' x 8''
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Dimensions avec encadrement
40,6 x 43 cm | 16'' x 17''
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Signée
Signée et datée 81 en bas à droite
Fernand Toupin et la matière lumineuse
Étude pour Ria témoigne de la recherche constante de l’artiste autour de la lumière, de la texture et du relief pictural. Figure importante de l’abstraction québécoise d’après-guerre et membre associé du groupe des Plasticiens, Fernand Toupin développe dès les années 1950 un langage singulier où la matière devient le principal véhicule de l’émotion visuelle.¹
Dans cette œuvre, les surfaces épaisses et structurées créent un jeu subtil d’ombre et de lumière. L’artiste ne construit plus l’espace par la perspective traditionnelle, mais par l’accumulation de matière et les variations de texture. Cette approche confère à la composition une présence presque sculpturale, caractéristique des recherches les plus importantes de Toupin.²
Une abstraction construite par la matière
À partir du début des années 1960, Fernand Toupin s’éloigne progressivement des compositions géométriques plus strictes associées aux Plasticiens pour explorer une abstraction plus libre et tactile. Ses œuvres deviennent alors de véritables surfaces vivantes où la lumière transforme continuellement la perception du tableau selon l’angle de vision.³
Dans Étude pour Ria, cette exploration se manifeste par une matière dense et minutieusement travaillée, où les reliefs créent un rythme visuel calme et méditatif. Les tonalités sobres renforcent l’impression de silence et d’équilibre qui traverse l’ensemble de l’œuvre.
Fernand Toupin et l’abstraction québécoise
Aujourd’hui considéré comme l’un des artistes majeurs de l’abstraction au Québec, Fernand Toupin occupe une place essentielle dans l’évolution de la peinture canadienne moderne. Son œuvre est représentée dans les collections du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal ainsi que du Musée des beaux-arts du Canada.4
Par ses recherches sur la matière et la lumière, Toupin a contribué à élargir le langage de l’abstraction québécoise au-delà des principes géométriques initiaux des Plasticiens, ouvrant la voie à une approche plus sensorielle et méditative de la peinture.
Sources et références
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Rodolphe DE REPENTIGNY, Les Plasticiens, Montréal, Éditions de l’Homme, 1955.
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Roald NASGAARD, Abstract Painting in Canada, Douglas & McIntyre.
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Musée national des beaux-arts du Québec – Fernand Toupin ; Musée des beaux-arts du Canada – Fernand Toupin