Frank Hans (Franz) Johnston (1888 - 1949)
Snow Clad
-
Galerie
Galerie d'art Cosner au Ritz - Carlton Montréal
-
Médium
Huile sur panneau
-
Époque
Paysagiste canadien
-
Dimensions
25,4 x 30,5 cm | 10'' x 12''
-
Dimensions avec encadrement
38,1 cm x 44,5 cm | 15" x 17,5"
-
Signée
Signée en bas à gauche. Signée et titrée au dos
Cette huile sur panneau de Franz Johnston, intitulée Snow Clad (Couvert de neige), est une démonstration magistrale de la capacité de l'artiste à capter l'atmosphère feutrée des hivers canadiens. À travers une douce harmonie de tons blancs, bleutés et dorés, l’œuvre dépeint un vallon enneigé parsemé de fins troncs d'arbres nus et de conifères denses. Le regard suit naturellement les ondulations du relief, guidé par les jeux subtils d’ombres portées et de lumière rasante qui transforment un paysage endormi en une véritable étude de reflets lumineux.
De l'audace du Groupe des Sept à la quête de lumière
Né à Toronto, Frank Hans Johnston (qui adoptera plus tard le prénom de Franz) est une figure majeure de l'histoire de l'art canadien. Son parcours est indissociable des moments charnières de l'affirmation culturelle du pays :
-
Membre fondateur du Groupe des Sept : En 1920, Johnston participe à la toute première exposition du célèbre Groupe des Sept. Aux côtés de Harris, MacDonald et Jackson, il voyage à bord d'un wagon de train spécialement aménagé pour peindre les paysages bruts de la région d'Algoma.
-
L'indépendance artistique : Dès 1924, Johnston choisit de quitter officiellement le groupe. Alors que ses pairs s'orientent vers des formes de plus en plus stylisées et symboliques, Johnston préfère suivre sa propre voie, fasciné par une représentation plus fidèle et atmosphérique de la nature.
-
L'aboutissement de sa carrière et la translucidité de la neige : tout au long de son parcours, et particulièrement dans sa production tardive, Johnston délaisse les aplats décoratifs pour se concentrer sur les effets de texture. Au sommet de son art, le paysage enneigé devient son sujet de prédilection. Des œuvres comme Snow Clad ne cherchent pas à documenter un lieu précis, mais servent plutôt de prétextes pour étudier la translucidité de la neige et la manière dont les rayons du soleil d'hiver percent à travers les arbres pour transformer la surface du sol.