Lucille

Jacques Hurtubise a développé, à partir de l'année 1966, la technique du pochoir. Il dessine alors la forme de la tache désirée sur un papier et utilise ce dessin comme pochoir sur la surface. Cette même forme répétée plusieurs fois pour créer le motif optique où l'espace négatif et positif ne fait qu'un. D'après Jacques Hurtubise :"Les formes elles-mêmes n'avaient pas grande signification. C'était la relation entre la tache et le fond qui comptait. » 1

À la même époque, Jacques Hurtubise octroie à ses œuvres des noms inspirés de femmes qui ont marqué l’histoire ou la mythologie. Ces titres alloués aux compositions de cette période ajoutent de la complexité à leur lecture. En effet, selon Nicolas Mavrikakis, ces prénoms féminins créent une nouvel le confrontation, « cette fois entre un art abstrait purement pictural et un art de la narration, forme peu moderne de création… Hurtubise était en train de devenir un artiste post-moderne"2.

1.Catalogue d'exposition de Jacques Hurtubise au Musée d'art contemporain de Montréal et la Vancouver Art Gallery, 1981

2. Mavrikakis, Nicolas (2018). « Tension à l’œuvre chez Jacques Hurtubise », Le Devoir, Montréal, 18 juin 2018, [en ligne], https://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/530358/tensions-a-l-oeuvre-chez-jacques-hurtubise, page consultée le 16 septembre 2018.

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Jacques Hurtubise (1939 - 2014)

Lucille, 1967

  • Galerie

    Galerie d'art Cosner - Montréal

  • Médium

    Huile sur toile

  • Époque

    Art canadien d'après-guerre

  • Dimensions

    101,6 x 101,6 cm | 40'' x 40''

  • Dimensions avec encadrement

    106,7 x 106,7 cm | 42'' x 42''

  • Signée

    Signée et datée en bas à gauche. Signée, titrée et datée au dos

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