Sans titre

Pendant l'après-guerre de 1947 à la fin de la décennie, le monde des arts au Québec est le théâtre de grands bouleversements. D'abord, par la signature du refus global des automatistes, survient la confrontation d'idées entre les maîtres Borduas et Pellan à Montréal. Dans toute cette tourmente, Jean-Paul Lemieux est sensible aux arguments avancés par ses contemporains, toutefois il n'adhérait pas aux moyens tapageurs employés pour la cause de l'art. Il dira plus tard dans les années 1960, qu'il a "regardé ceci comme un spectateur et que ça n'a jamais influencé son travail". - La presse 1963, repris dans le l'ouvrage de Guy Robert, page 87

Cette agitation éloigne Lemieux de la création pendant une période de deux ans. L'été 1950, il se réfugie à Port-au-Persil et y invite Goodrige Roberts. C'est durant ces deux mois d'été que le peintre reprend goût au travail et réalise une série d'oeuvres empreintes de gaieté. Ces pochages saisissent des moments de la vie réelle de Lemieux. Au retour à Québec en automne, il exposes ses réalisations et celles-ci trouvent rapidement preneur. 

« J’avais invité Goodridge Roberts à venir passer les mois d’été avec nous à Port-au-Persil. J’ai toujours beaucoup admiré ce peintre, et je dois dire aujourd’hui que je lui suis redevable de n’avoir pas sombré dans un dangereux négativisme. Par son exemple esthétique plus que pas ses encouragements , il m’aida à reprendre confiance en moi. » - Jean-Paul Lemieux

D’après des propos de Jean-Paul Lemieux recueillis par Gilles Corbeil et repris par Marie Carani dans le livre Jean-Paul Lemieux des publications du Québec. (page 53)

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Jean-Paul Lemieux (1904 - 1990)

Sans titre , 1950

  • Galerie

    Galerie Cosner au Ritz-Carlton Montréal

  • Médium

    Huile sur panneau

  • Époque

    Art canadien d'après-guerre

  • Dimensions

    21,6 x 25,4 cm | 8,5'' x 10"

  • Dimensions avec encadrement

    40,6 x 45,7 cm | 16'' x 18''

  • Signée

    Signée et datée en bas à droite

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